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Comment aider mon enfant à avoir confiance en lui ?

Mon fils a 7 ans aujourd’hui… et il manque cruellement de confiance en lui ! On dit que tout se joue avant six ans, l’angoisse. Pour son anniversaire, beaucoup de ses copains se sont désistés, pour différentes raisons, il était si triste ! Ça m’a retourné le ventre… Il est vite passé à autre chose et a bien profité de ses deux amis présents, mais je me demande ce qu’il va en rester. Va-t-il s’en souvenir ? En tout cas, ça ne va pas aider à résoudre son problème de confiance en lui !

En dehors de cet épisode, tout récent, j’avoue que je ne comprends pas pour quelles raisons il ressent ça. Nous avons pourtant tout fait pour qu’il soit bien dans ses baskets, confiant et serein. Il a tété longtemps, nous avons fait et nous faisons de nouveau du co-dodo, il a très peu été gardé, je l’ai porté des années en écharpe puis en porte-bébé ergonomique, nous essayons d’écouter ses émotions… C’est pourtant de pire en pire. Il angoisse qu’on s’endorme avant lui, il a tout le temps de nouvelles peurs qui apparaissent, il ne veut plus aller aux anniversaires de peur qu’on ne joue pas avec lui, il se dévalorise en permanence, se trouve nul et pas beau ! Alors que je vous jure qu’il est magnifique. 🙂

J’ai donc décidé de prendre du recule, d’observer, d’agir, de me renseigner, me documenter, de l’emmener voir quelqu’un et surtout de mettre des choses en place au quotidien.

J’écris donc cet article pour partager avec vous mes découvertes, outils, qui je l’espère vont nous aider à franchir cette étape. Je souhaite de tout cœur que mon enfant ait enfin confiance en lui, et je ferais tout pour ! En tout cas, je reviendrais d’ici quelques mois ou années ou les deux sur cet écrit pour vous faire un retour de tout ça.

I. Retrouver de la sérénité

gagner en sérénité

Je pense que la première chose à faire avec mon enfant, c’est de l’aider à retrouver de la sérénité au quotidien. J’imagine qu’il pourra se servir de ces outils lorsqu’il se trouvera submergé par une émotion. J’aimerais l’aider à prendre conscience de son corps et de son âme si je peux dire, d’en prendre soin et de commencer à l’aimer. Il est plus facile d’aimer quelque chose que l’on connaît bien, que l’on maîtrise.

1. Méditation quotidienne

En effet, la méditation est un super outil pour prendre conscience de son corps et pour apaiser son esprit. Personnellement, j’avais envie de m’y remettre, mais je ne trouve jamais le temps (ou je ne le prends pas !). C’est donc la bonne occasion, faire une petite séance de médiation quotidienne et en famille !

Pour m’aider, voilà les ressources que j’ai trouvées :

Il y a le livre d’Eline Snel : Calme et attentif comme une grenouille. Elle propose également un guide de sérénité relié à ces méditations.

On les trouve également sur Youtube, gratuitement. Mais je n’avais pas envie de me farcir une pub à chaque fois et avec le CD, on peut même les mettre dans la voiture. Attention : la méditation est déconseillée au volant !:)

Mais pour les petits bouts, pour les apaiser et revenir au calme pendant un trajet je me suis dit que ça peut être pas mal…

Il y a aussi cet article qui propose trois exercices de méditation pour enfants que je trouve assez sympa :

  • La météo intérieure pour se relier à soi
  • L’exercice de l’arbre pour se réaligner et se poser
  • La petite fourmi pour ressentir et se détendre

Sinon, tout simplement, mettre une musique calme, quelques bougies et proposer de s’assoir juste 5 minutes, de fermer les yeux (ou pas), de compter ses respirations. Ce petit exercice peut être fait le matin pour bien commencer la journée, ou le soir avant le coucher.

J’ai découvert également les cartes mini-mandala. Il suffit de regarder la carte, en pleine conscience, et de se laisser aller à la méditation. Ça peut être également un bon outil, dans un deuxième temps.

Pour finir sur les ressources, j’ai vu qu’il existe une application sur iPhone ou smartphone, « petit bambou ». Je ne sais pas ce que ça vaut, je n’ai pas essayé, mais il y a un programme enfant. Un témoignage de maman dit que c’est vraiment bien. J’avoue que je ne suis pas trop applis… Si quelqu’un connaît, pouvez-vous noter dans les commentaires ce que vous en pensez ? Ça peut aider les parents intéressés :).

J’ai une amie musulmane qui aime beaucoup partager les moments de prière avec ses enfants. Elle me dit que c’est comme un moment de méditation. Ses garçons sont très vifs et eux aussi aiment ce moment. Ça leur permet de se poser et de se recentrer.

Avantages à la méditation

  • Gagner en sérénité et en calme.
  • Apprendre à gérer ses émotions.
  • Devenir plus créatif.
  • Gagner en confiance personnelle.
  • Favoriser une meilleure qualité de présence.
  • Améliorer ses capacités de concentration.
  • Apprendre à s’aimer et donc à aimer les autres.
  • Prendre du recul sur ses peurs et ses angoisses.

2. Des exercices de yoga

En milieu de journée, juste quelques minutes, je mets en place un petit moment yoga. Nous faisons un petit exercice ou deux, ensemble. C’est un peu comme la méditation, avec la possibilité d’être plus centré sur son corps en entier, ses articulations, muscles, points d’appuis
Il faut trouver des mouvements, faire des postures avec des noms d’animaux. C’est très ludique et les enfants se prêtent au jeu souvent avec enthousiasme.

J’ai déniché quelques petits exercices simples à réaliser :

Le yoga du papillon

Le yoga du papillon, c’est encore les éditions les Arènes, on le trouve sur YouTube. Lorsque je le fais avec mes enfants, je ne mets pas l’écran bien sûr. Au début, je ne laissais que le son, ça m’aidait un peu. Ensuite, même plus besoin du son.

Il y a également « séance de yoga pour enfants », aussi sur YouTube. Cette séance est géniale ! Elle dure 15 minutes et durant ces 15 minutes, la yoguiste nous montre énormément de postures.
Personnellement, je me fais un pense-bête ou je note deux ou trois postures en regardant la vidéo seule. Je m’entraîne en fait ! Puis je la propose à mes enfants, nous faisons les postures ensemble. Ils adorent ! Même ma fille, qui a trois ans, s’éclate !

Rien qu’avec ça, il y a de quoi tenir presque une année !

Il existe aussi des livres, mais je n’ai pas encore testé.

Avantages à la pratique du yoga

  • Augmente la capacité de concentration et d’attention.
  • Permet d’apprivoiser ses émotions, de les canaliser.
  • Permet de mieux se connaître et de mieux connaître son corps.
  • Prendre conscience de sa respiration.
  • Apaise.
  • Permet de partager un moment de complicité avec son ou ses parents, et en plus un moment apaisant.
  • Diminue le stress et l’anxiété.
  • Pendant ce moment, on prend le temps…
  • Se sentir en confiance et donc de gagner en confiance en soi.
  • Transmettre une façon de prendre soin de son corps et ainsi éviter des problèmes de dos ou autre.
  • Gagner en souplesse (mes enfants en ont bien moins besoin que moi !)

3. Exercices de pleine conscience

Un petit truc tout bête, à faire dès qu’on y pense : un exercice de pleine conscience.


Essayez déjà sans votre enfant : prenez un grain de raisin sec. Allez-y, je vous attends.
Regardez-le, observez-le. Faites-le tourner entre vos doigts, sans l’écraser. Maintenant, sentez-le. Mettez-le près de votre oreille, faites le rouler entre votre pouce et votre index. Vous entendez ? Vous pouvez à présent le mettre dans votre bouche. Posez-le délicatement. Prenez le temps de goûter son poids, la place qu’il prend, avec quoi il est en contact, et tout ça sans le croquer.
Ensuite, faites-le rouler sur votre palais avec votre langue en le pressant doucement. Est-ce que vous commencez à sentir une saveur ?
Maintenant, vous êtes prêt à le mettre sous une dent et à l’écraser. Toute la saveur explose dans votre bouche. Prenez alors le temps de le mâcher. Quand cette étape est faite, vous pouvez alors l’avaler. Essayer de sentir le chemin que le raisin bien mâché emprunte.

Vous venez de vivre un exercice de pleine conscience. Cool, non ?
C’est chouette de prendre le temps d’être pleinement présent à ce qu’on fait, d’être tout à fait là sans penser à autre chose.

Vous pouvez bien sûr le réaliser avec n’importe quoi. Par exemple lors d’une balade c’est très opportun de prendre le temps de s’arrêter, observer, écouter, sentir, toucher…
Et maintenant que vous l’avez vécu, vous pouvez le faire vivre à votre enfant.

Avantages à faire l’exercice de pleine conscience avec son enfant :

  • Ça apprend à être pleinement présent à ce qu’on fait, à vivre le moment présent.
  • Ça évite de s’angoisser pour ce qui va venir, comme c’est le cas pour mon fils.
  • Ça permet donc également de se recentrer, de s’apaiser. En effet, lors de cet exercice, nous sommes à l’écoute de nos sensations. Nous prenons conscience de toutes les dimensions sensorielles de notre corps.
  • Ça permet de renouer avec le corps. C’est un bon outil lorsqu’on est trop dans l’émotionnel.

4. Rituel avant le coucher

Tous les soirs, nous avons mis un petit rituel en place :
Un petit bain (ils ont chacun une bassine, ça évite la surconsommation d’eau) avec du sel d’Epsom et quelques gouttes d’huile essentielle d’orange douce (merci Anne, une maman qui m’a conseillé le sel d’Epson).

Puis un petit massage avec huile d’olive et deux gouttes d’huile essentielle de petit grain bigarade.

Attention avec les huiles essentielles : il faut les prendre de bonne qualité et toujours tester, dans le creux du coude par exemple, si votre enfant ne fait pas de réaction.

Le sel d’Epsom :

  • Favorise la détente des muscles grâce à sa teneur en magnésium.
  • Aide à se sentir relaxé et détendu.
  • Facilite l’endormissement.
  • Diminue le stress et les angoisses.

Huile essentielle orange douce : calmante, sédative, anti-stress. Attention, elle est photosensible : ne pas utiliser le matin, mais seulement le soir, quand il n’y a plus de soleil.

Huile essentielle petit grain bigarade : lutter contre le stress, les insomnies, calmer les nerfs, apaiser les angoisses et se relaxer.

Mes petits bouts adorent que je les masse et rien que le fait de mettre des choses en place, de m’occuper d’eux leur montre que je les écoute, que je prends en considération leurs tourments. Mon grand m’en est très reconnaissant et je pense que ça contribue à ce qu’il reprenne confiance en lui.

II. Travail sur la confiance en soi

1. L’écoute active

Rien de mieux pour se sentir respecté et avoir le droit d’exprimer ses émotions. L’enfant se sent ainsi entendu, accompagné et soutenu. L’écoute active est pour moi la base de tout.

Pour résumer l’écoute active, c’est :

  • Se mettre en position d’écoute.
  • Essayer de comprendre son enfant.
  • Faire preuve d’empathie.
  • Ne pas juger.
  • Ne pas couper la parole ou essayer de trouver une solution.
  • Répéter ce que dit l’enfant.
  • Poser des questions ouvertes.
  • Reformuler ce que dit son enfant en essayant de nommer l’émotion associée.

J’avoue que lorsque surgit une émotion comme la colère, l’angoisse, la jalousie… je ne suis pas toujours disponible comme il le faudrait pour écouter mon enfant. Il faut toujours veiller à avoir son réservoir affectif plein et ce n’est pas tout le temps le cas pour moi. Par contre, j’en ai conscience, j’arrive à identifier plus facilement l’émotion qu’il y a derrière. Du coup, on en reparle après, lorsque je suis plus disponible et que mon propre émotionnel ne rentre plus en jeu. Je sais que ce n’est pas l’idéal, mais de faire cette petite gymnastique me permet de plus en plus de répondre présente le moment venu. Je m’entraîne en quelque sorte lorsque je suis entièrement disponible et ainsi ça devient plus naturel et reproductible en situation de crise.

Les avantages de l’écoute active :

  • Augmenter la confiance en soi de son enfant.
  • Gérer les conflits.
  • Anticiper les crises.
  • Améliorer les relations familiales.
  • Trouver plus facilement des solutions, une fois qu’on a bien écouté, on peut prendre en considérations les besoins de chacun.

2. La reconnaissance de ses émotions

J’aimerais accompagner mon enfant pour qu’il sache exprimer ses émotions. Et pour ça, il faut savoir les reconnaître.
Je trouve ça pas évident à faire. Moi même j’ai du mal à mettre des mots sur ce je ressens. Mais je pense que ça peut devenir une véritable force.

Donc voici ce que j’ai trouvé pour aider mon petit bout :

Il y a bien sûr le film Vice-Versa, très sympa, qui permet de voir l’importance de toutes les émotions. Il traite des émotions de base telles que la colère, la joie, la tristesse, la peur. C’est donc un bon début.

J’ai trouvé un court-métrage qui parle de l’importance de faire les choses avec le cœur et du risque à ne pas écouter ses émotions.

Et une autre petite vidéo qui explique l’importance de ne pas enfouir ses émotions : conte magique de Camille Griselin.

Le jeu du mime permet également de faire comprendre les émotions de base, tout du moins les plus faciles à mimer.
Pour faire ce jeu, vous pouvez tout simplement écrire des émotions telle que la colère, la joie, la peur, la tristesse, le dégoût, le plaisir, l’amour, la surprise, la honte, chacune sur une carte. Ensuite, un participant tire une carte au hasard et doit faire deviner l’émotion qui est inscrite sur la carte. S’il y a des non-lecteurs, il suffit de rajouter un petit dessin. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les dessins, une émoticône fera l’affaire.
Vous pouvez également utiliser un petit miroir pour faire ce jeu.

Il existe aussi un super outil : la roue des émotions et des besoins. Elle est disponible ici. Elle permet d’associer la météo intérieure (comment se sent l’enfant) à l’émotion ressentie et également au besoin non comblé. Car une émotion fait surface lorsqu’un besoin se fait ressentir. Lorsque vous avez réussi à mettre en relation ces trois éléments, grâce à la roue, vous pourrez plus facilement trouver une solution, notamment en comblant le besoin si c’est possible. On peut la construire soit même, mais personnellement je trouve ça assez compliqué.

Il existe énormément d’autres outils, mais c’est ceux-ci que j’ai choisis pour aider mon enfant à nommer ses émotions.

Avantages à savoir nommer ses émotions

  • Permettre de diminuer l’intensité de l’émotion.
  • Ça a un effet apaisant sur le cerveau.
  • Ça aide l’enfant à retrouver son calme.
  • Permet de renforcer l’estime de soi et la confiance en soi.

Pour aller plus loin : l’influence des neurosciences dans la compréhension des émotions de l’enfant.

3. Albums et dessins animés bienveillants

Mes enfants ne regardent pas souvent l’ordinateur (nous n’avons pas la télé), mais c’est vrai que je les laisse regarder ce dont ils ont envie, dans la limite du possible. Je veille à ce que ce ne soit pas trop violent, sanglant, osé.

Pour les albums et les BD, livres que je leur lis, c’est pareil : ils ont l’habitude de choisir par eux même à la bibliothèque.

Je pense qu’il faudrait que j’introduise plus de bienveillance dans tout ça. Les albums ne le sont pas toujours et ne parlons pas des dessins animés !

Par exemple, à la naissance de sa sœur, nous avons emprunté des albums sur le thème de la fratrie. Aucun ne laissait la place réellement à la peur (de ne plus avoir ses parents pour lui tout seul), à la jalousie, à la colère ou même au rejet que peut ressentir l’aîné envers le nouveau bébé. Tout de suite à la naissance l’aîné doit finalement aimer le bébé, aimer son rôle de grand frère…
Mais ça ne se passe pas toujours comme ça !

Catherine Dumonteil-Kremer fait une petite présentation d’albums bienveillants, sur son blog élever son enfant autrement. Il y a, par exemple, Frangins ! De Rocco Bonilla ou La roulotte de Zoé, de Claude Clément.

Pour les dessins animés, il y a Devine combien je t’aime. C’est un dessin animé plein de douceur. Les dessins ressemblent à ceux d’Ernest et Célestine, je me régale à les regarder.

Le long métrage « Miraï, ma petite sœur » est fabuleux de bienveillance. Je le conseille vraiment, un véritable coup de cœur.

Il existe une plateforme sans pub, films-pour-enfants.com, qui réuni plein de court-métrage, sans paroles, classés par âges, tous très beau. Certains sont drôles, d’autres tristes…

Films pour enfant

Un autre court-métrage : Soar. Il parle de peur (de l’inconnu), de confiance en soi, d’entraide, de persévérance… à partager en famille.

En petits dessins animés, nous aimons beaucoup Dimitri, le petit oiseau en pâte à modeler ou encore Shaun le mouton, toujours en pâte à modeler et tellement drôle !

Bref, tout ça pour dire que nous ne faisons pas toujours attention, mais ce que nous lisons à nos enfants ou ce qu’ils regardent sur les écrans ne véhicule pas toujours des messages qui aide à gagner en confiance en soi. Je pense que nous avons un rôle à jouer aussi sur ce point. Je ne dis pas tout contrôler, surtout pas, mais essayer d’apporter des touches, subtiles, de bienveillance, des messages de respects, que nous avons envie de partager avec nos enfants.

4. Faire un bilan

Il faut le reconnaître : l’hypersensibilité grandissante de mon fils, ses questions existentielles, son décalage par rapport à ma façon de voir les choses me déroutent. Je me questionne beaucoup, je n’arrive pas à l’accompagner comme je l’aimerais et je me sens parfois démunie. Il y a des moments où ça m’irrite, d’autres où ça me bouleverse.
J’ai besoin d’une aide extérieure pour mieux comprendre mon fils et réussir à l’accompagner au mieux.

J’ai donc décidé de l’emmener voir un psychologue, qui m’a proposé de faire un bilan cognitif (test de QI, etc.) pour commencer. C’est chose faite, j’attends les résultats dans les prochains jours.

Je pense qu’il ne faut pas hésiter lorsqu’on se sent dépassé. En effet, en instruction en famille, il y a que nous, les parents, pour être témoins de ce genre de choses, personne pour nous mettre la puce à l’oreille. Il en va de leur sensibilité, de leur vue, de leur audition…

Le fait de pouvoir dire à son enfant, « tu te sens comme ça, tu es hypersensible ou différent, je peux t’aider », doit vraiment favoriser le fait d’avoir confiance en soi. Je pourrais ainsi mieux l’accompagner, du moins, j’imagine ! En tout cas, moi j’ai besoin de savoir. Mon radar de maman me dit d’agir, de chercher.

La suite au prochain épisode, je vous en dis plus, dès que je le sais…

5. Mise en valeur de ses réussites

Étant donné que mon fils se dévalorise très souvent, j’ai décidé de mettre en place un petit outil : son journal des réussites. Tous les jours, le soir de préférence, nous allons prendre ce cahier et je vais lui demander :

  • Aujourd’hui, qu’es-tu content d’avoir ? Ça peut être : une petite sœur qui joue avec moi, un copain qui vient jouer, une maman qui me fait un massage… Il peut ainsi exprimer une gratitude.
  • Est-ce que tu te souviens d’une chose que tu sois content d’avoir essayé aujourd’hui ou content d’avoir réussi ? Ainsi, nous pouvons répertorier ses réussites et voir ses essais, plutôt que ses échecs (c’est en fait la même chose, les échecs sont des essais). S’il ne se rappelle de rien, je l’aide. Ça peut aller des plus petites choses aux plus énormes réussites.

On note ses réponses, il pourra prendre le temps, par la suite, s’il le désire, de mettre une photo, un dessin, des couleurs…

Avantages du cahier des réussites

  • Stimuler l’estime de soi.
  • Se focaliser sur le positif.
  • Cultiver la gratitude.
  • Mettre l’accent sur le fait qu’il progresse régulièrement.

6. La puissance du mimétisme

J’en reviens toujours au même : prends soin de toi pour pouvoir prendre soin des autres. Si je décide de cultiver la confiance que j’ai en moi, ce sera un bel exemple pour mes enfants.
De plus, l’enfant agit beaucoup par mimétisme. Je fais du yoga, ils veulent faire du yoga, je crie, ils crient…
Ok, c’est décidé, demain je ne crie plus et je fais du yoga !

Non, sans rire, il faut penser « qu’est-ce qui est bien pour moi, qu’est-ce que je peux mettre en place pour avoir confiance en moi ». Et ensuite, nous pouvons initier nos enfants qui seront ravis de partager nos outils !

Allez, au boulot, car tout le monde sait qu’il est plus facile de prendre soin des autres que de soi-même. Il va falloir s’y coller !

7. Favoriser l’autonomie

Tous ces petits outils que nous allons mettre en place ensemble vont pouvoir lui servir le temps qu’il voudra. Le but est d’aller vers l’autonomie de ces pratiques.
En effet, s’il y trouve un bienfait, il pourra y avoir recours seul, de façon autonome.

Favoriser l’autonomie contribue également à booster la confiance de notre enfant. Vous ne pensez pas que c’est une véritable force de se dire « il m’arrive de péter les plombs, d’avoir le moral dans les baskets, mais je ne suis pas perdu, je peux prendre soin de moi ».

Pour l’instant, mon garçon a besoin de moi, mais encore une fois, je lui fais confiance et je le lui montre. Mon but est de lui fournir des outils pour qu’il avance dans SA vie.

Je l’aime et j’ai envie qu’il s’aime même plus que je l’aime, si c’est possible !

Carnaval d’article

Cet article participe à un évènement interblogueurs organisé par moi-même. Les autres participants ont également écrit un article sur le thème de la confiance en soi. Vous trouverez toutes les modalités de cet évènement dans cet article et un article réunissant tous les liens des différents participants sera publié sur ce blog mi-avril.

Remerciement

Je tenais à remercier toutes les mamans qui ont témoigné à ce sujet. Ça m’a énormément aidé à trouver les bons outils, du moins ceux qui nous correspondaient. Merci encore !

Si vous aussi vous avez mis en place des outils pour booster la confiance de vos enfants, n’oubliez pas de les partager avec nous dans les commentaires !

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4 commentaires

  • laetitia

    Kiki la petite sorcière et les Enfants loups, tellement magnifiques sur la confiance en soi….
    Je pleure à chaque fois que Kiki arrive enfin à s’envoler sur son balais. et les enfants loups…. cette merveille qui nous raconte que chacun doit trouver son chemin, qu’on a tous le choix….
    Bravo Marion pour tout ce que tu partages. Des bisous à Tiloulou pour ses 7 en souvenirs de la toute petite enfance sur nos hauteurs communes.

  • Lynfit

    Bonjour Marion,
    Ton article m’a beaucoup touchée, en tant que maman je comprends très bien ta douleur et j’espère que tout ira mieux, en tous cas je vois que tu mets tout en oeuvre pour solutionner le problème. Personnellement je pratique beaucoup le yoga et la méditation avec ma fille de 4 ans et ça lui fait énormément de bien. Cela la rend plus calme et plus zen. J’ai également acheté le livre “Petit loup des émotions” et nous mettons un nom sur ce qu’elle ressent grâce au livre et aux petites figurines. Chaque soir, je lui demande aussi de me donner trois situations qui lui ont plus dans sa journée et pourquoi, cela lui donne une vue plus positive de sa vie quotidienne et l’encourage à rechercher tous les points positifs et à voir les belles choses qui l’entourent chaque jour.

  • Eirene

    Wow!! Merci pour tout ce matériel!!! C’est génial! Je connaissais quelques uns comme la méditation et le Yoga, mais toute la partie audiovisuelle je ne connaissais presque rien!
    Je pratique depuis un moment la méditation avec mes enfants, sur tout le soir, avant de se coucher, ou quand les conflits deviennent trop difficiles à résoudre.
    J’avoue que moi aussi j’ai des difficultés avec ma fille, et je ferai la même chose que toi: aller voir un professionnel. Car on effet, malgré tout les outils qu’on peut avoir, parfois nous mêmes sommes touchés trop de près, et on a besoin d’aide extérieure pour y voir plus clair…
    J’ai adoré cet article!
    Merci encore!

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