Pourquoi faire l'IEF ? Bonnes, vraies raisons, raisons inavouables
émotions,  IEF

Pourquoi faire l’instruction en famille ? Bonnes ou vraies raisons ?

À la question « Pourquoi faire l’instruction en famille ?», je commencerais par répondre avec une citation : 

Il y a toujours deux raisons pour faire quelque chose : une bonne raison et la vraie raison.

Dal Carnegie

Ça ne vous rappelle pas vos cours de philo du lycée ?

Et oui, nous allons nous creuser un peu les méninges, essayer d’être honnêtes. 

En fait l’exercice va surtout d’être honnête envers nous même, d’aller chercher au plus profond et de faire ressortir même les raisons les plus inavouables.

Vous avez remarqué ? J’emploie « nous ». Et oui, je vais vous demander de m’aider dans cette réflexion, dans cette introspection.

Mais oserez-vous partager vos réflexions dans les commentaires ?

Pourquoi faisons-nous l’instruction en famille, les bonnes raisons

Les bonnes raisons, ce sont celles que les gens attendent, en quelque sorte.

La raison normée, entendante, acceptable…

Le choix de l’instruction en famille est par définition hors norme.

Mais qu’est-ce qui peut le rendre audible ? Normal ?

Mes enfants disent très rapidement aux gens qu’ils croisent qu’ils ne vont pas à l’école.

D’ailleurs, c’est souvent eux qui demandent « tu n’es pas à l’école aujourd’hui ? » ou alors «  tu es dans quelle classe ? »… Bref ce genre de banalités (qui m’énervent !)

« Bin non, nous n’allons pas à l’école ».

Et là, leur premier réflexe est de se tourner vers moi :

« Ah, oui ? »

En général, je n’ai vraiment pas envie de me justifier ou d’argumenter auprès d’eux.

J’ai alors ma réponse toute faite, qui coupe court à tous les coups :

« Oui j’étais instit et je veux m’occuper de ça avec pour mes enfants ».

Si ça vous tente, je vous prête cette réponse ! Peu importe finalement si vous avez été instit… et puis c’était peut-être dans une autre vie, qui sait ?

Pourquoi faire l’ief ? Ce que nous disons à nos proches

Après, il y a les bonnes raisons pour nos proches, nos amis qui ne partagent pas vraiment notre point de vue, qui s’interrogent, qui nous jugent un peu même si ce n’est pas pour être méchant…

  • Mon enfant a un handicap qui ne peut pas être bien pris en compte dans une collectivité
  • Mon enfant fait une phobie scolaire, c’est le temps que ça aille mieux (quand ça va mieux mon chéri, tu retournes dans la fausse aux lions ! Ça te tente de guérir vite ?)
  • Nous avons envie de tenter l’expérience, c’est tellement chouette de participer à son instruction (là il faut s’attendre à argumenter un peu plus derrière…)
  • Nous partons faire le tour du monde. 
  • Mon enfant a une neuroatypie, il n’est pas adapté à l’école (en vrai c’est l’école qui n’est pas adaptée à lui !)
  • Mon enfant est à haut potentiel, il s’ennuie à l’école
  • Je veux profiter de tous les moments avec mes enfants et être témoin de leurs progrès (là on commence à être limite pour « les normés »)
  • Parce que notre travail nous oblige à être mobiles

Les bonnes raisons de ma famille

Pour notre famille, les bonnes raisons, celles que je communique à l’inspecteur lors du contrôle pédagogique sont les suivantes :

  • Mon fils présente des troubles de l’attention. Il est en plus à haut potentiel. Il ne s’adapte pas du tout au cadre scolaire (encore une fois, c’est l’école qui n’est pas adaptée à ses particularités, pas lui qui a un problème, mais ça je le garde pour moi, hein.)
  • Ma fille quant à elle a besoin de beaucoup dormir. Elle progresse très bien en instruction en famille, elle s ‘épanouit de cette façon, elle est très ouverte, sociable…
  • Pour ma part j’aime passer du temps avec mes enfants, m’occuper de leur instruction est une passion. Je me rends totalement disponible pour leurs temps d’apprentissage et j’aime partager des connaissances avec eux, apprendre en même temps qu’eux, me passionner pour des sujets divers et variés, prendre le temps…
  • L’instruction en famille permet à mes enfants d’aller à leur rythme, de profiter des opportunités qui s’offrent à nous, de donner du sens aux apprentissages…
Les personnes qui ont aimé cet article ont aussi lu :  Quel budget pour l'instruction en famille ?

Très académiques et acceptables…

Votre premier exercice

Maintenant que vous avez lu tout ça, devine ce que je vais vous demander ?

De commencer un commentaire et de noter dans un premier temps vos bonnes raisons pour ne pas mettre vos enfants à l’école, celles que vous allez donner à l’inspecteur ou à votre belle-mère qui n’approuve pas du tout votre décision. 

Pourquoi faire l’IEF ? Les vraies raisons

Là, nous arrivons à un niveau supérieur.

Les vraies raisons, c’est celles qui nous poussent réellement à choisir ce mode de vie.

Elles sont liées à l’émotionnel.

C’est celles qui nous propulsent et nous motivent réellement.

Celles-ci, nous ne les disons pas à n’importe qui.

Souvent nous partageons ce point de vue avec des personnes qui ne sont pas dans le jugement, dans la peur ou même qui partagent un minimum notre point de vue.

Ces raisons-là, nous les disons encore, pas à tout le monde, mais elles sont encore audibles pour un public averti.

Voici quelques exemples : 

  • Le niveau de l’école est déplorable
  • Pour être libres, libres de nous lever lorsque nous avons assez dormi, libres de partir sur un coup de tête, libre de ce qu’on souhaite faire ou apprendre aujourd’hui…
  • Car à l’école leurs besoins physiobiologiques ne sont pas respectés, ils n’ont aucune intimité aux toilettes, ils ne peuvent pas manger, boire, jouer, parler, dormir lorsqu’ils en ont besoin, ils doivent rester assis des heures durant…
  • Parce que mon enfant a besoin de l’amour de sa famille pour grandir, apprendre en toute sécurité…
  • Parce qu’il y a beaucoup de violence dans les écoles : les violences éducatives ordinaires de la part des adultes, des violences entre enfants des à la promiscuité, à la compétition véhiculée, au stress, à l’angoisse…

Les vraies raisons nous concernant

Voyons quelles sont les raisons qui nous poussent à faire l'IEF... les bonnes raisons, les vraies raisons...
et les raisons inavouables !
Chut… elle est en train d’apprendre à compter jusque 1500 !

J’avais écrit un article sur le sujet il y a deux ans de ça : « 7 bonnes raisons pour ne pas mettre mes enfants à l’école ».

J’aurais dû l’appeler « 7 vraies raisons pour ne pas mettre mes enfants à l’école ! ».

Elles sont toujours valables et voici vite fait les arguments que j’avançais :

  • À l’école les enfants sont victimes d’âgisme : de discriminations en fonction de leur âge.
  • Ils n’ont pas accès à un élément vital pour vivre, se développer, apprendre… : la nature
  • Les apprentissages sont priorisés, imposés, on ne tient pas compte de leurs aptitudes où intérêt personnel.
  • Les enfants sont évalués en permanence par l’adulte, on ne leur apprend pas à être seuls juges de leurs productions.
  • Leurs besoins physiologiques et biologiques ne sont pas respectés.
  • L’école est loin d’être un lieu favorisant des liens sociaux respectueux, la violence est par conséquent provoquée par le nombre trop important d’individus dont les besoins physiologiques ne sont pas respectés.
  • Les apprentissages manquent cruellement de sens, ils se succèdent dans un rythme effréné sans qu’aucune question ne soit venue les susciter.

Aujourd’hui j’ai envie de rajouter :

  • Nous voulons conserver un rythme plus lent, loin de la tourmente qui est imposée à la majorité.
  • Je souhaite rester libre de partir travailler où je veux, comme je le veux. Ou de partir en vacances, visiter mes amis…
  • Mes enfants évoluent ainsi à leur rythme, dans le respect de leurs particularités, individualités.
  • Je désire profiter de mes enfants au quotidien, pas entre deux claquements de portes.

Votre deuxième exercice

Vous vous doutez bien quel est votre rôle maintenant…

Les personnes qui ont aimé cet article ont aussi lu :  Déscolarisation : mode d'emploi

C’est à vous de compléter votre commentaire avec vos vraies raisons, celles réservées aux personnes capables de les entendre.

Les raisons inavouables, mais pourquoi sommes-nous en instruction en famille ?!

Nous arrivons ici dans le troisième niveau de toutes décisions, ici nos raisons inavouables qui nous ont poussées à faire le choix de l’instruction en famille…

Vous savez ce que sont les raisons inavouables ?

C’est les raisons complètement irrationnelles qui nous amènent sur le chemin de l’action…

Celles que nous ne nous n’avouons même pas à nous-mêmes.

Mais si nous ne nous les avouons pas, comment faire pour les connaître ?

Bonne question…

En se recentrant, en allant voir en nous-mêmes.

Est-ce une peur ? Une vengeance ? Un traumatisme ? Une déception ?…

Est-ce la colère, la flemmardise, la déception ?

Vous commencez à percevoir ce que je veux dire ?

Dans notre cas de vie sans école, ça peut être :

  • La peur que notre enfant revive ce que nous avons subi à l’école
  • La flemme de l’emmener chaque jour et d’aller le chercher
  • Un rejet du système tout entier
  • Une réaction à l’incompréhension d’un proche
  • Un besoin d’appartenir à une communauté
  • Le besoin de se sentir être un bon parent, d’avoir le sentiment de tout faire pour le bien de son enfant

Si à la lecture de ces propositions vous vous dites intérieurement « oh, non quand même, ça ne peut pas être pour ça qu’on décide de ne pas mettre son enfant à l’école, c’est horrible ! », c’est tout à fait normal.

Votre mental fait bien son travail de déni et c’est pour ça que nous qualifions ces raisons d’inavouables…

Mes raisons inavouables ?

Je vous les dis ou pas ?

En tout cas, je vais vous donner les raisons que je pense être mes inavouables, mais est-ce que j’ai réussi à tout identifier ?

Tout d’abord je pense avoir très mal vécu les contraintes liées à l’école : les horaires, les apprentissages forcés, les sujets que je trouvais inintéressants, la violence des profs, l’autoritarisme… Pourtant j’étais bonne élève, je me fondais parfaitement dans le moule genré qu’il fallait pour être apprécié des profs, des copains…

Je n’ai pas envie que mes enfants soient contraints d’accepter tout ça.

Mais je me rends compte que finalement ma fille n’a jamais vécu ça (elle n’est jamais allée à l’école). Et mon fils seulement une année et à mi-temps… 

Donc est-ce réellement leur décision ?

Ensuite, je suis contre ce système « d’instruction ».

Pour moi les enfants sont formatés pour répondre à une demande sociétale

On ne leur demande pas ce qu’ils souhaitent apprendre, ce qui les intéresse, de quelle façon ils souhaitent apprendre, à quel rythme…

Je pense que ce système contribue à faire perdurer les dérives de notre culture dans laquelle de mauvaises valeurs sont véhiculées.

Je pense notamment à l’estime de soi, au genre, à la place des femmes, à la violences, à la domination, à la compétition…

Pour moi avoir fait le choix de l’instruction en famille est ma façon de contribuer au changement.

Un changement qui va vers la réalisation des valeurs qui me portent.

J’ose penser différemment et j’ose le dire.

Comme dit Chimamanda Ngozi Adichie :

J’aimerais que nous rêvions à un monde différent et que nous commencions à le préparer. Un monde plus juste. Un monde où les hommes et les femmes sont plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Et nos garçons aussi. 

Ici elle parle de féminisme. Mais c’est également ce que je pense dans d’autres domaines.

Oserez-vous nous dévoiler vos raisons inavouables ?

Cette partie de l’exercice est plus difficile : réussir à faire surgir vos raisons cachées ET oser les partager…

Nous pouvons prendre un engagement entre nous : pas de jugements dans cet espace de commentaires…

C’est donc à vous de laisser parler votre coeur.

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13 commentaires

  • Claire

    C’est un exercice qui est loin d’être facile! Et pourtant, je m’étais déjà posé la question à moi-même : sincèrement, entre moi et moi-même, pourquoi je tiens tant à l’IEF?
    La raison officielle est que je veux passer du temps avec mes enfants. La vraie raison, c’est que l’école me fait peur, même de plus en plus peur. J’ai mal au bide dès que mes enfants passent le portail. Je suis tellement contre ce système! Des apprentissages bien trop passifs et imposés, des enfants assis toute la sainte journée alors qu’ils ont tant besoin de bouger, des enfants qui passent leur journée au milieu du béton, oubliant la simple sensation du bonheur que nous procure la nature. Des enfants qui sont formatés pour avoir tous la même instruction, la même vision des choses, le même bagage. Des enfants qui ne sont que des statistiques qui doivent prouver que telle chose a été acquise à tel âge. Bourrer le crâne de choses inutiles, oubilant l’essentiel : la relation humain dans le respect des uns et des autres…
    L’école me procure tellement de sensations négatives que j’en viens à me questionner sur ce que j’ai vécu, moi, quand j’étais à l’école…et finalement, je n’ai que des mauvais souvenirs qui remontent. Pas de harcèlement, pas de mauvaises notes, pas de violence : juste l’impression de faire des choses inutiles, d’être forcée à rentrer dans un moule et de m’ennuyer comme un rat mort!

  • Mirthe

    La vraie, vraie raison ? Parce que mon coeur me le dit, point final.
    Je peux vous donner des raisons plus raisonnables, plus argumentées (la plupart d’entre elles citées ci-dessus) et je les estime toutes valables, mais au final : je ressens profondément que c’est la bonne voie pour nous, au moins en ce moment. J’ai pris les décisions les plus importantes de ma vie de cette façon, et frachement, elles se sont avérées les meilleurs décisions de ma vie, sans exception. J’aimerais bien pouvoir décider tout comme ça, pas avec ma tête mais avec mon coeur.

  • Anonyme

    J’y ai réféchis toute la journée. Pourquoi j’aime faire l’IEF au délà des bonnes raisons et des vraies raisons ? Qu’est ce que ça m’apporte à moi, pourquoi ai-je le sentiment que ça me priverait moi même de quelque chose si on ne le faisait plus ? Raison inavouable donc, j’arrive à cette conclusion :
    Dans un sens, l’IEF me permet de revivre les meilleurs moments de ma propre jeunesse. Faire avec mes enfants les activités que j’ai aimé faire, voir les thèmes que j’ai aimé étudier… J’ai tellement de plaisir à voir leurs yeux pétiller d’intérêt pour quelque chose qui m’a moi même tant plus ! C’est un peu comme avoir une 2ème enfance. Ce qui amène l’inverse : faire et voir ce que je n’ai pas pu à l’époque. Combler tout le manque que j’ai ressenti à l’école, leur apprendre tout ce que j’aurais voulu qu’on me dise, leur expliquer le monde comme j’aurais aimé qu’on le fasse pour moi, prendre le temps d’apprendre avec passion, imaginer d’autres approches bien plus adaptées. J’ai réalisé que je leur expliquais toujours d’égal à égal dans ces moments là, parce qu’en leur parlant, je m’adresse en quelque sorte à moi-même enfant. Je sais bien qu’ils sont différents de moi, je ne fais pas une projection, et je leur laisse toute leur place, personnalité et envies propres. C’est plutot que quand je m’adresse à eux, c’est comme si un autre enfant était présent, l’enfant que j’étais est là, en moi. Et il prend plaisir aussi à recevoir tout ça, un peu comme une réparation, une réconciliation, je ne sais pas trop dire.
    Vous comprenez pourquoi c’est inavouable, ca pourrait être perçu comme une raison tellement égoiste, et ça laisserait la porte ouverte à tellement de fausses interprétations !

  • Sylfeline

    Nos raisons inavouables sont vraiment inavouables…!
    Je savais que je voulais passer un maximum de temps auprès de les enfants et avais projeté de les garder jusqu’à 6 ans. Puis l’instruction a été rendu obligatoire dès l’âge de 3 ans, et c’était pour moi inenvisageable de les envoyer à l’école si tôt. Une autre raison parallèle très importante étant que je ne souhaitais pas les faire vacciner avec la nouvelle loi de 2018 à plus de 11 vaccins obligatoires et rappels exigés en collectivités. Donc aujourd’hui, avec la souffrance que nous inflige le gouvernement, ses méthodes autoritaristes, je n’ai plus confiance en quoi que ce soit lié à cette association de malfaiteurs. Je veux protéger mes enfants de leur propagande, de leur formatage, de leurs poisons injectés, de leurs mesures néfastes (masques/tests) et liberticides.
    Nous avons ralenti le rythme volontairement dans notre vie mon conjoint et moi et nous souhaitons garder la liberté de nous organiser comme nous l’entendons, partir visiter la famille ou en vacances sans qu’on nous impose un calendrier, voir nos enfants grandir, s’épanouir, à leurs rythmes. Tout simplement.

    J’ai moi même trop subi la pression, la collectivité, la compétition ainsi que la violence à l’école durant toute ma scolarité du collège au lycée.
    C’est certainement ce qui à lancer l’idée de les laisser libres de vivre au départ. Aujourd’hui il y a bien plus de raisons au final. Sauf que toutes ces raisons ne sont pas entendables et du coup le contrôle pédagogique est pour moi un supplice car on nous juge sur notre désir de liberté ou je dois en plus enjoliver à la sauce éducation nationale ce pourquoi nous avons fait ce choix.
    Courage à tous ceux qui militent.

  • chaplain

    Je n’ai pas de raisons inavouables, car j’assume toutes mes raisons, qui sont le fruit de mes réflexions et surtout de mon expérience.
    Je suis psy, ma femme est psy, j’ai 159 de QI, ma femme a 145 de Qi, donc question neuroatypie… Neuroatypie qui est devenue un domaine d’expertise dans l’accompagnement des personnes qui me sollicitent, mais de manière totalement hors du système conventionnel.
    Ma fille a 2 ans et ne peut être évaluée au sens « chiffré » avant ses 3 ans, mais elle possède déjà toutes les caractéristiques de la neuroatypie (émotions, rythme circadien, système sensoriel augmenté, etc…)
    Ca, ce sont les raisons pragmatiques que j’exposerai dans mon projet éducatif.
    Celles que je tairai (par prudence « administrative » dirons-nous), concernent les raisons philosophiques.
    Nous sommes en quête de spiritualité et forcément en détachement du formatage induit par la société, en particulier le scolaire. Et pourtant, j’ai 2 doctorats (10 ans d’études) et ma femme est ingénieure-maître.
    Mais cela concerne le passé, aujourd’hui nous sommes détachés de tout cela et nous voulons apporter à notre fille le meilleur. N’est-il pas évident que les parents sont les mieux à même d’apporter à leur enfant tout ce qu’ils savent ? Même les animaux le font.
    Nous sommes également proches des philosophies humanosophiques de Rudolf Steiner, dont l’école qui en porte le nom.
    Alors, certes c’est inavouable à la DASEN de notre académie, mais pas à nos propres yeux.

  • Carine

    Bonjour à tous,
    Il y a tellement à dire …
    – Je pense évidemment que le système est mauvais (avec tout ce que l’on sait maintenant sur le développement de l’enfant) et qu’il y a les moyens de changer les choses mais effectivement ça ne répondrait certainement plus au besoin societal.
    – Je veux le meilleur pour mes enfants
    – Être responsable de l’éducation et l’instruction de son propre enfant fait partie de mes valeurs.
    – Je ne veux pas que mes enfants subissent un rythme, un groupe, un adulte chaque jour de leur vie.
    – Je veux profiter de mes enfants et partager le max avec eux.
    – Je veux qu’ils se construisent individuellement avant d’être mêlés à des groupes bruyants, violents, irrespectueux …
    – Je ne veux pas que notre famille soit tributaire du rythme de l’école et des vacances scolaires (ma fille est d’ailleurs en ce moment même partie 4jours avec une de mes cousine pour visiter Lyon)
    – Je veux que mes enfants apprennent avec envie et intérêt, qu’ils s’épanouissent.
    – Qu’ils soient en contact avec la nature et l’extérieur.
    – Je n’ai pas envie de faire partie des parents qui se regroupe pour emmener leurs enfants à l’école en faisant des commérages devant ces derniers.

    Je veux simplement être libre et que nos enfants soient heureux

  • Amélie

    Bonjour,
    Je trouve que les bonnes raisons à justifier à l’Académie pour que ça passe sont plus difficiles à trouver !
    Merci infiniment pour ce partage. De mon côté, je reste discrète sur mes raisons mais c’est évident qu’il y en a des inavouables dont plusieurs ont déjà été citées dans l’article et dans les commentaires.
    A bientôt !

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