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Loi Blanquer, comment réagir ?

Depuis que les amendements de cette loi ont été votés, les commentaires vont bon train ! Certains sont révoltés, d’autres, paniqués, d’autres encore clament haut et fort qu’il ne faut pas stresser, que ça ne changera rien !

En effet, ce n’est pas évident de savoir comment réagir. Ces nouvelles lois sont-elles faites pour aider, pour éviter les dérives ou au contraire pour contrôler un peu plus et priver les familles de leurs libertés ?

Et nos réactions, sont-elles réfléchies, justifiées, émotionnelles, culturelles, formatées, orientées… ? 

Faut-il avoir peur ?

peur

Tout d’abord, la peur est une émotion et comme toute émotion, il ne s’agit pas de la réprimer. Nous pouvons nous demander pourquoi on cherche à nous faire peur. C’est plutôt ça la bonne question.

Vous remarquerez que la politique de la peur est en place dans tous les domaines : santé, éducation, civisme…

  • « Si vous ne vaccinez pas votre enfant contre la méningite, il risque d’en mourir. Vous avez déjà vu un enfant victime de séquelles de la méningite ? Et bien, moi je l’ai vu et je ne le souhaite à personne ! » (j’ai pris la méningite à titre d’exemple, mais c’est valable pour n’importe quoi…)
  • « Si vous ne mettez pas votre enfant à l’école, il risque de devenir asocial, vous le privez de quelque chose d’important et il va vous en vouloir toute sa vie ! ».
  • « Si tu ne respectes pas la loi, tu iras en prison ! »
  • Bref, les exemples sont infinis !

Je pense qu’ils essaient de faire peur à ces familles déscolarisantes pour qu’elles remettent leurs enfants à l’école. Ils menacent d’un renforcement des contrôles (vous déscolarisez, très bien, mais de toute façon vous ne feraient pas ce que vous avez envie, vous serez obligés de faire comme à l’école, du coup autant les y remettre !), d’une hausse des amendes en cas de non-respect de la loi, de dénonciations possibles du maire.

En effet, le nombre de familles pratiquant l’instruction en famille est en constante hausse depuis quelque temps. Notre gouvernement n’a pas envie de voir s’échapper ses futures oies, ses futurs électeurs, les futurs consommateurs de notre belle société.

Pour consommer de façon déraisonnable, encore faut-il être mal dans sa peau, frustrés ou contraints (d’aller tous les jours faire un travail qui ne nous plait pas du tout par exemple). Lorsqu’on fait ce qu’on doit faire, ce qu’on aime faire, ce dont on est fait pour, nous avons moins besoin de consommer, moins besoin de rechercher le plaisir dans les choses matérielles.

Si les esprits et les mentalités changent trop, notre système actuel risque d’être remis en cause et rejeté. Ils luttent contre ça, essaient de faire perdurer ce fonctionnement qui est le nôtre pour l’instant. Et pour ça, l’école en est le point de départ, ils ont tout intérêt à ce que tout le monde s’y rende. C’est lorsqu’on y enlève un pied, qu’on prend du recul et qu’on se rend compte de son dysfonctionnement ou de son inaptitude à répondre aux besoins de nos enfants.

C’est pourquoi ils essaient de nous faire peur. Nous devons en prendre conscience pour ne pas nous laisser diriger par elle. Nous avons peur, mais nous continuerons à défendre nos droits, nos convictions. Nous avons peur, mais nous sommes persuadés du bien-fondé de nos convictions. Nous avons peur, mais ça ne nous empêchera pas de souhaiter le meilleur pour nos enfants, car nous avons conscience que l’école ne correspond plus à nos attentes et à nos besoins. 

Ne nous laissons pas guider par cette peur, ne rentrons pas dans leur jeu. Focalisons-nous sur la joie de vivre que nous allons continuer d’apporter à nos enfants. Il faut rester conscients de la qualité de vie que nous pouvons apporter à nos enfants. Ça doit rester notre moteur, notre force. Mettons notre attention sur les valeurs positives que nous voulons transmettre, ça dépassera cette peur. Ça nous permettra d’aller plus loin. Les émotions agréables sont bien plus fortes et porteuses que les émotions désagréables.

Est-ce que ça changera réellement quelque chose ?

Je vous avoue que lorsque je lis « détendez-vous, ça ne changera rien ! » je reste perplexe. On ne peut pas dire que ça ne va rien changer, clairement.

Nos libertés sont absolument visées et menacées. Des témoignages montrent que certains inspecteurs outrepassent largement leurs droits et devoirs, alors que la loi ne s’applique pas encore, du coup, qu’est-ce que ça va être à partir de septembre 2019 ! Ils auront encore plus de pouvoir, donc non, ça ne changera pas rien !

Pas plus tard que ce matin, une maman m’a appelée pour me raconter son premier contrôle pédagogique. L’inspecteur a tout simplement était odieux, tant pour la mère que pour l’enfant. Il n’a simplement pas fait son travail correctement, n’a pas évalué les connaissances de l’enfant, mais a testé ses acquisitions en rapport avec les programmes de l’éducation nationale, n’a pas regardé les dispositifs mis en place par la mère et les a traumatisés, jugés et violentés émotionnellement tous les deux. En conclusion il voudrait leur faire subir un deuxième contrôle, alors que je vous le rappelle, le premier contrôle a pour but de servir de jalon pour les contrôles suivants. Bref, une honte !

ouvrir les yeux

Nos droits de parents sont grignotés petit à petit et on espère qu’on ne s’en rende pas compte, qu’on pense que « ça ne changera rien au final ». Il faut ouvrir les yeux les amis : on nous dépossède de nos vies et de nos choix.

Je ne viens pas contredire le premier paragraphe, je ne vous dis pas d’avoir peur. Mais juste d’avoir conscience des faits. Pleinement conscience. Nous pouvons rester positifs et nous appuyer sur cette force pour continuer, mais tout en sachant clairement ce qui se passe. Les mots sont là et témoignent. N’ouvrez pas qu’un seul oeil pour lire cette loi, mais bien les deux. Ce n’est pas parce que l’autruche enfouit sa tête qu’elle ne se fera pas manger… Alors que si nous savons réellement ce qu’il y a d’écrit, nous pouvons agir en conséquence et dans le bon sens.

Concrètement, que faire ?

Pour l’instant, se tenir informé. Dès que j’aurais de nouvelles informations, je les mettrais dans l’article : Loi Blanquer, que dit-elle ?

crire, signer

Certaines associations proposent des pétitions. Je vous mets les liens de l’une d’entre-elles, à vous de voir si ça correspond à vos choix et valeurs : 

Celle-là : nous élèverons nos enfants sans la surveillance de l’éducation nationale ?

Si vous en trouvez d’autres intéressantes, merci de les indiquées dans les commentaires.

Vous pouvez également écrire une lettre aux sénateurs de votre région pour leur faire part de votre avis sur cette loi. Une belle lettre, précise, courtoise et personnelle. Si vous voulez partager votre lettre avec les autres lecteurs, mettez-la dans les commentaires ou envoyez-moi un message, je mettrai un lien. Voici la liste des sénateurs pas région : http://www.senat.fr/senateurs/sencir.html.

L’association OCIEL a organisé un recours collectif avec une super lettre rédigée pour le sénat. Elle a créé un dossier dans le but de défendre nos droits et constituer une équipe juridique pour saisir le sénat et la cour européenne.

Voici la lettre : ici

Et pour la signer : ici

Félicia donne toute la marche à suivre pour écrire aux sénateurs et lance le feu vert le premier mars. C’est un groupe fermé, inscrivez-vous et suivez les instructions ici :

https://www.facebook.com/groups/fedefelicia/permalink/2065318726918393/

Et vous, comment réagissez-vous à cette loi ? Partagez en commentaire…

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