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Parents en IEF : 3 astuces pour gérer ses émotions

Carnaval d’article

J’écris sur le sujet des émotions comme d’autres blogueurs vont le faire. Ça s’appelle un carnaval d’article. Il est organisé par le blog Secrets de Nutritionniste. Ce blog va regrouper  plusieurs articles sur le sujet « 3 astuces pour gérer ses émotions“. Je trouvais ça intéressant d’y participer pour vous donner l’opportunité de découvrir d’autres astuces que celles que je vais développer ici. Nous n’avons jamais assez d’idées en ce qui concerne ce sujet. N’oubliez pas de partager les vôtres dans les commentaires.

Être en instruction en famille, l’émotionnel mené à rude épreuve !

Vous faites partie de cette belle communauté d’iefeurs ? Alors vous devez certainement me comprendre lorsque j’ose dire : « ce n’est pas facile ! ».

Nous sommes un peu en dehors des clous, en tout cas nous appartenons à une minorité. Par conséquent les voisins en instruction en famille peuvent s’apparenter au domaine de la rareté… 

Dans nos montagnes, si nous voulons voir des enfants non scolarisés, il faut faire entre 20 minutes et 45 minutes de route. Par conséquent, nous ne pouvons pas appeler ça un soutien.

Lorsque je dis que c’est difficile, j’entends par là qu’il n’y a pas trop de possibilités de souffler, d’être sans ses enfants que ce soit par besoin personnel ou pour le travail, faire les courses, ranger, aller à un rendez-vous médical… Même si c’est un choix que nous ne regrettons pas pour autant, c’est de l’intense, du costaud ! Surtout pour nos pauvres nerfs. Nos émotions font souvent surface. Oseriez-vous me contredire ?

Je vais vous avouer quelque chose qui, j’en suis sûre, ne va pas vous surprendre : je ne suis pas parfaite ! Il m’arrive de craquer, de ne plus en pouvoir, d’être au bout du rouleau, épuisée, dépitée, d’avoir mes règles, de me retrouver proche de l’état de la serpillère et… de m’énerver ! Et je mettrais ma main à couper que je ne suis pas seule dans ce cas là, n’est-ce pas ?

C’est pourquoi je souhaite partager avec vous des petites astuces, des petits rituels qui m’aident tout d’abord à accepter ces passages émotionnels forts, ensuite des outils pour les traverser sans faire mal aux autres, pour les gérer sans se flageller, sans jugement.

1ère astuce : avoir une hygiène émotionnelle 

marcher pour avoir une hygiène émotionnelle

« Mais qu’est-ce que c’est que ça, une hygiène émotionnelle ? » C’est un chiropracteur qui m’a parlé de ça et ça m’a marquée. J’ai adopté cette idée. 

C’est comme l’hygiène corporelle ou autre : il suffit d’entretenir son état émotionnel, pour ne pas se retrouver comme une cocote minute, qui enverrait son souffle brulant régulièrement, par bouffée, tout autour d’elle.

« Facile à dire, mais concrètement, comment faire ? » 

Pour ça il y a plusieurs solutions, le but étant de faire baisser la pression avant l’explosion ! Je vous en donne quelques-unes : 

  • Marcher quotidiennement 20 minutes, très activement
  • Méditer, faire le vide
  • Faire comme si on faisait une course rapide sur place pendant trente secondes, se reposer 1 minute, et ça trois fois de suite
  • Faire du vélo énergiquement pendant 10 minutes
  • Avoir un journal intime où on note tout ce qu’on a sur le coeur, tous les jours, où on se lâche, sans aucune retenue.

Il peut y exister d’autres choses, le tout étant de faire baisser les tensions. Soyez créatif, regardez ce qui vous fait du bien. Si vous trouvez d’autres astuces, partagez-les dans les commentaires, ça peut rendre service !

Personnellement je fais de la méditation, aussi souvent que je peux. Les 20 minutes de marche me font également du bien, mais il faut quelqu’un de disponible pour s’occuper des enfants. 

Sinon j’adore écrire. Ce que je fais, pour être sûre de ne pas être lu et de ne blesser personne, j’écris sur des feuilles volantes puis je les brule. Je trouve ça pratique, rapide, je peux faire ça de façon autonome (contrairement à l’écoute active) et ça marche plutôt bien pour moi. Ça me permet de réfléchir, de prendre du recul par rapport à mes émotions. Elles sont alors plus seulement en moi, elles sont sur le papier. 

Il y a un écrit que j’ai gardé et que j’ai même publié sur le blog. J’y exprime clairement ma colère, sans trop réfléchir aux mots. 9a a été une façon de la faire sortir. Pour le lire, c’est ici.

Bref, vous avez compris le principe. Je pense qu’il est toujours possible, dans chaque situation de vie, de trouver une astuce pour avoir une hygiène émotionnelle quotidienne. Essayez, je vous jure que ça marche. Évidemment, ça n’évite pas tous les débordements, mais ça permet de ne pas trop accumuler de « couches ».

2ème astuce : gérer ses émotions quand elles sortent

laisser sortir les émotions sans faire mal

Ça y est, le réservoir est vide, je n’en peux plus, c’est la petite goutte qui fait déborder le vase, je craque ! 

Dans ces cas là, vous l’aurez compris, on peut dire que c’est trop tard. Ah, colère quand tu me tiens !  Quand la colère m’emporte, j’aurais envie de dire des choses méchantes, nulles, qui blessent ceux qui m’entourent. Et souvent, ce sont mes enfants. 

Du coup je crie, certes, mais en disant des mots choisis auparavant :

« J’en ai marre, je suis fatiguée, je suis en colère, je m’énerve… »

Ces genres de phrases où je parle de moi et pas de mes enfants. Il est vrai qu’il n’est pas agréable pour autant d’entendre crier à côté de soi, mais au moins les paroles ne blessent pas.

Certaines personnes arrivent à dire « je n’en peux plus, je sors » et vont crier dans la voiture ou ailleurs, mais, je ne sais pas pourquoi, je n’y arrive pas. Je reste là, plantée, et je crie.

Je crois que j’ai essayé une fois de sortir, mais mes enfants, ayant peur de ma colère, me suivent. La colère vient de moi, mais il y a encore cet instinct qui les pousse à venir vers moi lorsqu’ils ont peur. Du coup, c’est peut-être pour ça que je ne sors plus.

Comme je vous le disais, je choisis mes mots. Pour ça, j’y pense avant, je me demande « qu’est-ce que je pourrais dire quand je hurle, pour ne pas faire mal, rabaisser. » Et, petit à petit, ces mots sortent naturellement lorsque je me mets en colère, ils remplacent les mots blessants.

C’est vrai cependant que même si ça ne blesse pas, ça fait peur. Mes enfants sont impressionnés quand je crie. Du coup, nous en parlons ensuite, je m’excuse. Mais sur le coup, ça sort, je ne peux pas faire autrement.

3ème astuce : prendre du recul pour allonger la mèche

prendre du recul sur ses émotions

Alors justement, j’ai une petite astuce pour m’apercevoir que la pression monte ou surtout pour allonger le temps entre la montée en pression et l’explosion. Ça permet, par la suite d’arriver à désamorcer la « bombe ».

Ce travail, je le fais après l’explosion. Bizarre ? Non, c’est pour retarder la prochaine.

Une fois que la colère est redescendue, je me pose dans un endroit calme, un moment où je peux être seule et je repense à cette colère. Je la dessine avec des pastels. Le but n’est pas de faire une « belle » représentation, mais de laisser sortir mon ressenti par les traits, les couleurs, les gribouillis, les superpositions. Ça me recentre sur ce moment, ça me permet de prendre du recul face à la situation et de m’apercevoir ce que ça a généré chez moi, mais aussi chez les autres, en l’occurrence mes enfants. C’est difficile à expliquer, mais c’est très efficace. 

Et je me rends compte que la fois d’après, la mèche de la dynamite est plus longue. Ça me permet de mettre des choses en place avant que je n’explose. Par exemple, j’écris mes ressentis sur une feuille, je lâche mon venin sur le papier, en trente secondes, puis je le jette. Une amie souffle dans un truc à bulle, vous savez le petit outil pour faire des bulles de produit vaisselle. Ça lui permet de faire baisser son rythme cardiaque et de redescendre.

Ça m’arrive aussi de courir sur place, comme je vous l’expliquais dans la première astuce.

Les exercices de respiration fonctionnent également : en une minute, inspirer profondément par le nez, expirer par la bouche. Le but est de se connecter à son souffle et ainsi de prendre du recul face à la situation.

Une fois un de ces petits exercices effectués, je me demande quel est l’origine du problème, qu’est-ce qui fait que je ne suis plus patiente, j’essaie de trouver ce dont j’aurais besoin et je l’exprime clairement à mes enfants. Parfois, nous arrivons à trouver une solution pour que mon besoin soit respecté, tout en respectant leur besoin du moment. Ils ont besoin de faire du bruit ? J’ai besoin de calme ? Ils peuvent aller dehors ou me laisser m’isoler quelques instants dans un autre endroit. Ensuite, je serai plus disponible pour faire quelque chose avec eux et ainsi faire baisser le niveau sonore (ce n’est qu’un exemple).

D’autres astuces pour d’autres émotions

Je me rends compte que dans cet écrit je parle surtout de la colère. Dans l’article Déprime, quand tu nous tiens, je partage également quelques petites astuces pour traverser les coups de moins bien. N’hésitez pas à aller y faire un tour !

C’est à vous

Je pense qu’il est important de partager nos petites astuces, car plus on aura d’exemples, plus on trouvera quelque chose qui nous corresponde. Ainsi petit à petit nous arrivons à mieux gérer nos émotions. C’est tout un parcours, en tout cas en ce qui me concerne, car l’expression des émotions n’était pas quelque chose d’autorisé à mon époque.

C’est pourquoi je voulais participer à un carnaval d’article à ce sujet. Ça vous permet ainsi de trouver d’autres idées exprimées par d’autres blogueurs et ainsi de pouvoir faire quelque chose à votre sauce.

Je compte aussi sur vous pour partager vos idées dans les commentaires, je suis sûre que vous aussi vous avez vos petites astuces et je vous avoue que j’ai envie d’en profiter !

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